Répertoire musical

De Monteverdi à Cardew, de Sweelinck à Zinsstag, de Marenzio à Letort, nous expérimentons la richesse et la diversité des compositeurs de la Renaissance et d'aujourd'hui.

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  • Northern Lights

    Le dialogue qui s’instaure à la Renaissance entre deux mondes aussi éloignés que sont l’Italie et la Flandre s’avère l’un des plus fructueux de l’histoire des arts européens. Ces deux régions, de par leur enrichissement financier par le biais du commerce maritime et des activités bancaires, deviennent des foyers de création artistique majeurs dans toute l’Europe et ce jusqu’au début de l’air baroque (la lettre de change est inventée à Amsterdam en 1601). Se nourrissant des innovations intellectuelles de ces deux pôles, les artistes de l’époque voyagent constamment pour ramener chez eux les techniques nouvelles qu’ils adaptent ensuite aux spécificités de leur propre culture...

  • Une Cathédrale invisible

    Un programme mêlant des génies de la fin du XVIème et des compositeurs d'aujourd'hui, parmi lesquels Gérard Zinsstag qui, sur un sonnet de Michel angel, écrit un madrigal à 5 voix "s'un casto amor", édité chez RICORDI, commande de l'Ensemble Tarentule.

    La pièce "Absence" de Bruno Letort, premier enregistrement discographique de Tarentule, mais aussi le Miserere de Nicolas Bacri en miroir des madrigaux de Giaches de Wert...

  • Monteverdi, messe & madrigaux

    La messe a cappella de Monteverdi éditée posthume en 1650 reste encore un mystère sous bien des aspects. On ne sait pas quand ni pour quelle raison précise elle a été composée. On a pu seulement déduire de son écriture qu'elle doit être postérieure aux Vêpres à la vierge au vu de la richesse stylistique employée par l'auteur. Elle semble en effet proche des ouvrages tardifs du maitre tels les Selva Morale dans lesquels Monteverdi a cherché à réconcilier le style ancien avec le
    style nouveau qu'il a lui-même contribué de manière décisive à faire adopter.​​..

  • Giovanni Gabrieli

    "O Magnum Mysterium"

    Le présent programme s’attache à mettre en avant la musique exceptionnelle de Giovanni Gabrieli, compositeur et titulaire du second orgue de la basilique Saint Marc à Venise à partir de 1584. Gabrieli a développé un langage musical propre à la disposition spécifique de la Basilique, composée de nombreuses chapelles, en imaginant des œuvres pour double, voire triple chœur, se répondant d’une chapelle à l’autre, jouant ainsi avec l’espace et la monumentalité du lieu. Il en résultera une musique raffinée et spectaculaire qui, par sa magnificence et sa théâtralité, fera entrer l’art musical dans l’expressivité baroque...

  • Lamentationes Jeremiae Prophetae/Leçons de ténèbres (Roland de Lassus/

    Stéphane Orlando)

    Si Roland de Lassus (Mons 1532 – Munich 1594) n’est plus à présenter comme l’un des compositeurs majeurs du XVIème siècle et sans doute celui qui va permettre la transition entre l’art polyphonique de la renaissance et la manière expressive de la fin du siècle pour amener au baroque, il faut tout de même rappeler qu’il a été considéré comme le plus grand et le plus reconnu des musiciens de son temps. Il fait partie des rares compositeurs à avoir été anobli et l’on compte parmi ses élèves des compositeurs aussi renommés que Giacomo Gabrieli...

  • Jan Pieter Sweelinck

    Psaumes de David

    Jan Sweelinck est sans doute le plus grand compositeur flamand qui, chose rare à cette époque, ne quittera jamais son pays. Il connaît néanmoins parfaitement la composition musicale de son temps puisqu’il est considéré comme l’égal de Frescobaldi en tant qu’organiste. Il pourrait tenir son expérience de Gioseffo Zarlino, maître de chapelle de la basilique San Marco à Venise et célèbre théoricien, dont il aurait été l’élève. La synthèse qu’il opère, tant dans la musique vocale que dans celle de l’orgue, fait de lui l’un des plus admirables représentants de l’école hollandaise. Sweelinck est la figure qui illustre le mieux cette capacité à intégrer puis dépasser les canons de composition italiens de l’époque pour en proposer une forme proprement flamande...

  • Jeux de Mots

    Polyphonie profane

    Le présent programme se propose d’explorer la dimension ludique de la musique vocale a cappella, du XVIème et du XXIème siècle.

    En soit la musique fait déjà intervenir la notion de jeu au sens large, mais il est certains répertoires où cette notion est encore plus performative, comme par exemple celui de la chanson bruitiste du XVIème siècle dont Clément Janequin s’est fait une spécialité et une gloire. En substituant aux mots et aux phrases des sons onomatopéiques, Janequin à littéralement inventer un genre, celui de la chanson polyphonique imitative...

  • Gesualdo :

    Livre quatrième de Madrigaux pour 5 voix de Carlo
    Gesualdo (1596)

    Dans l’histoire musicale, la place que tient Carlo Gesualdo est très particulière.
    Et de par son rang et de par son style, et de par sa personnalité  tous indissociablement liés.
    Car si l’on doit à Gesualdo ces fulgurances, ces audaces et cet affranchissement des règles en vigueur dans la composition contrapuntique de l’époque, c’est sans doute le fait de tous ces éléments.
    En tant que prince de Venosa et comte de Conza, Gesualdo n’a de compte à rendre qu’à lui-même, indépendant de tout employeur ou mécène pouvant lui imposer ses commandes et le borner dans ses ambitions artistiques...

  • Premiers livres de madrigaux de G. de Wert et L. Marenzio

    Giaches de Wert (1535-1596) et Lucas Marenzio (1553-1599), deux des plus
    grands compositeurs de polyphonie vocale de la fin du XVIème siècle, sont aussi deux
    des moins connus. Face à Monteverdi, Lassus et Gesualdo, il n’est pas rare que
    l’évocation de leurs noms ne provoque au mieux qu’un froncement de sourcils. Nous
    voudrions par le présent programme réparer cette injustice et donner à entendre la
    magnificence et le génie de ces deux compositeurs d’exception, éclipsés dans l’histoire
    musicale par une profusion de talents comme peu d’époques ont connu...

  • Roland de Lassus :

    la Prophétie des Sibylles

    Le présent programme se propose d’explorer la thématique du rapport entre la préscience et la folie exprimées dans ce corpus très particulier que sont les "Prophétie des Sibylles" de Roland de Lassus.
    Cet ensemble de treize pièces homogènes de Roland de Lassus constitue une étonnante tentative de faire se rejoindre l’art divinatoire des polythéismes classiques et la tradition prophétique présente dans les monothéismes. Sur cet argument très usité à l’époque d’une certaine forme de prescience presque inconsciente des anciens classiques pour la venue du Christ, Roland de Lassus a composé un ensemble de 13 pièces polyphoniques teintées d’un chromatisme stupéfiant devant traduire tout à la fois l’exotisme, le mystère et le mysticisme à l’oeuvre dans ces prophéties...

  • "Amours" : de Bertrand /

    Ronsard

    Si la musique profane, à la Renaissance, s’est constituée autour de la mise en musique de la Poésie du temps, rares sont les compositeurs qui auront poussé aussi loin l’identification de leur musique à l’esthétique d’un seul et unique poète. C’est le cas exceptionnel d’Antoine de Bertrand (1540-1580) qui mettra en musique la grande majorité du cycle des Amours de Ronsard. Il poussera même la similitude jusqu’à dédicacer chacun de ses recueils au nom d’une femme aimée tout comme l’illustre poète dont il s’inspire.
    Le présent programme a pour but de mettre en lumière l’art exceptionnel d’Antoine de Bertrand pour magnifier la poésie déjà sublime de Pierre de Ronsard.

  • Cardew : In Treatment

    Cornelius Cardew est et reste un personnage central dans le renouveau des
    questionnements sur l’interprétation musicale durant la seconde moitié du XXème siècle, avec Cage, Feldman et Stockhausen. La radicalité de son approche va le mener à réaliser son ouvrage définitif sur la question, le fameux « Treatise », ensemble de près de 200 partitions graphiques composées de 1963 à 1967.
    Le propos de Cardew était de proposer une écriture musicale sans nomenclature définie à l’avance et qui devait faire l’objet d’un consensus entre tous les musiciens avant l’exécution de l’oeuvre. Le second aspect de cette nouvelle approche était que cette écriture devait
    permettre aux non-musiciens de se saisir de la partition et de proposer des interprétations sans avoir besoin, au préalable, d’une quelconque formation musicale savante. Cet aspect de la philosophie musicale de Cardew est dans une large mesure un échec car seuls des musiciens chevronnés se sont, à ma connaissance, jusqu’alors risqués à proposer une interprétation des ses oeuvres...

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